“Artiste, performanceuse, anarchiste autoproclamée, transsexuelle, femme machiste, mentalement sans abri, mannequin de Marianne Alvoni, cible privilégiée des tabloïds suisses: Coco, Dana, Patricia, Éve-Claudine Lorétan eut une trop courte vie.

Olivier Fatton a rencontré Coco un dimanche de novembre 1989. Cet “ange à la fois léger et si mélancolique” a fasciné le photographe dès le premier instant. Alors qu’ils prennent un café dans un club gay à berne, ils concluent un contrat: Coco pose pour lui en échange d’un travail documentaire sur son adaptation sexuelle. Le pacte est devenu une histoire d’amour au cours de laquelle le photographe réalise de nombreux clichés de Coco. Portraits intimes, photographies de mode mises en scène, à la maison, sur la route, dans les clubs ou à la montagne, ces clichés montrent les nombreuses facettes de l’éblouissante Coco.”   
L’éditeur 

 

COCO

Zurich, Edition Patrick Frey, 2019, premier tirage à 600 exemplaires.
Broché, couverture photographique sous jaquette imprimée recto-verso, 25 x 19 cm. Mise en page par le studio Rubik (Ann Griffin, Nicolas Jeanmairet), 264 pages illustrées de 134 photographies n/b et couleurs.

chf. 52.-

Dunia Miralles est écrivaine, réalisatrice et interprète. Ses livres traitent des phénomènes sociaux et de la scène underground. Dunia Miralles cherche à intensifier l’expérience de lecture en mettant en lumière ce qui resterait autrement caché dans l’obscurité.

Dunia Miralles est écrivaine, réalisatrice et interprète. Ses livres traitent des phénomènes sociaux et de la scène underground. Dunia Miralles cherche à intensifier l’expérience de lecture en mettant en lumière ce qui resterait autrement caché dans l’obscurité.

Olivier G.Fatton s’initie au développement de la photographie argentique en noir et blanc alors qu’il travaille dans un atelier de sérigraphie. Le fondateur du Musée de l’Élysée, Charles-Henri Favrod, lui achète une quarantaine de photographies destinées à faire partie de la collection. Il remporte plusieurs distinctions au cours de sa carrière, dont le prix du public de la Biennale des Refusés organisée à La Chaux-de-Fonds en 1987, le Grand prix Suisse UBS en 1988 ou encore le premier prix du Photoforum Pasquart de Bienne en 1995. Ses photographies sont représentées dans des expositions personnelles et collectives. Citons entre autres le Photoforum Pasquart à Bienne, la galerie Europea de Genève et la Biennale organisée au MBAC à La Chaux-de-Fonds. En parallèle à sa carrière de photographe, Fatton consacre une bonne partie de son temps à la musique et à la réalisation de films vidéographiques.                                 

in “From NE with Love Artistes”

Pour l’occasion La Chambre Noire présentera l’intégralité de la série “Les démons” ainsi que des épreuves de travail. 

Les démons

“Quand Olivier va la chercher à la clinique psychiatrique où elle travaille, Coco mime, dans la voiture et avec une féroce énergie, les malades qu’elle côtoie durant la journée ainsi que chacune de leurs psychoses. Elle les imite un par un, sans un mot, quelle que soit la question posée par Olivier, se contentant d’émettre des sons bizarres, parfois en criant, en roulant les yeux, en se balançant d’avant en arrière avec des gestuelles de psychotique. Un rituel, constamment renouvelé, qui épuise son amoureux. Un jour, il lui propose d’exprimer ces personnages devant l’objectif.

Olivier commence par faire un portrait de Coco telle qu’elle est, vêtue de son long manteau noir en astrakan. Il lui explique son projet. Elle doit enfiler une chemise d’homme, blanche, la boutonner dans le dos comme les chemises de nuit que portent les malades dans les hôpitaux, et lui montrer la gestuelle qu’elle souhaite faire afin qu’il puisse dessiner, au fusain, les mouvements qu’elle exécutera. A chaque nouvelle interprétation, il réalisera un nouveau dessin fait de courbes disposées de façon spontanée – un peu comme de l’écriture automatique – mais harmonieuses. Ensuite, il placera ces fonds derrière elle, un dessin pour chaque personnage interprété. Avant chaque prise, elle devra changer sa coiffure, son maquillage où un détail de la blouse.

Coco recréé magnifiquement vingt personnages. La séance photo dure trois heures, effectuée comme une danse. Olivier utilise la technique de l’open flash pour figer certains traits. Il réalise deux à cinq prises par sujet, ne s’arrête que lorsqu’il est sûr d’avoir obtenu l’image voulue. Tous deux sont en transe, en parfaite symbiose. Exorcisée, après ce shooting Coco ne mimera plus jamais un patient.”

Extrait du livre, Dunia Miralles

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